Diagnostic d’autisme à l’âge adulte : J’ai testé pour vous le C.R.A. de ma région

Personne au visage cahé derrière un panneau point d'interrogation

La France est connue pour son retard conséquent dans le domaine de l’autisme, tant au niveau du diagnostic que des prises en charges qui en découlent. Avec pour résultat, de nombreuses personnes en errance diagnostique. Comment se passe un diagnostic à l’âge adulte ? La méfiance envers les Centres Ressource Autisme est-elle justifiée ? Récit d’un parcours dans les méandres d’un service inexistant.


Diagnostic d’autisme : le parcours du combattant

Réaliser à l’âge adulte que vous pourriez avoir des traits autistiques n’est pas facile. Il faut réaliser que vous fonctionnez différemment, admettre que vous êtes en difficulté, puis chercher à quoi celles-ci sont dues. L’autisme n’étant principalement connu qu’à travers de clichés récurrents (l’image du jeune garçon prostré et incapable de communiquer, ou encore celle du génie informatique associal), il y a fort à parier que même les professionnel⸱les de santé ne vous offrent comme réponse, que vous êtes simplement angoissé⸱e.

Avec de la chance, on vous envoie vers un psychologue qui ne s’y connait pas plus que vous, et qui, nourri à la psychanalyse depuis le début de sa carrière, vous amène à penser que vos mauvais rapports à votre mère vous ont conduit à dysfonctionner. Avec encore plus de chance, celui-ci a un doute sur votre fonctionnement et vous encourage à passer un test de QI, après tout c’est à la mode. Quand vos résultats reviennent, et qu’ils sont un tant soit peu différents de ceux attendus en population générale, on vous dit que tout vient de là.

Mais si cette explication n’est pas suffisante ? Si vous allez toujours aussi mal ? Puisqu’il n’existe pas de système d’orientation fiable, vous risquez de développer de plus en plus de troubles, voire de subir des diagnostics psychiatriques erronés : c’est l’errance diagnostique. Et puis un jour, vous tombez sur une vidéo, un texte, un article, un reportage qui parle d’autisme, et vous vous reconnaissez. Fin du chemin ? Loin de là.

C’est seulement maintenant que commence votre vrai parcours diagnostic. Il existe deux options : le public via les Centres Ressource Autisme (C.R.A.), et le libéral, via différents professionnels, a minima un⸱e psychologue formé⸱e à l’autisme et un⸱e psychiatre spécialisé⸱e dans les Troubles du Spectre de l’Autisme (T.S.A.). Comment choisir quand on débarque complètement ? L’avantage du public, c’est que c’est gratuit, et que tous les pros devant vous évaluer se trouvent au même endroit. À première vue, c’est la meilleure option.


Diagnostic TSA adulte : le parcours libéral

Je n’ai pas commencé mon parcours par le libéral. J’ai contacté le C.R.A. de ma région, en décembre 2018. La seule façon de prendre rendez-vous, c’est le téléphone. Quand on sait qu’une majorité de personnes autistes est très en difficulté au téléphone, c’est un peu surprenant, mais passons. J’appelle, mais on ne me donne pas de date.

On me demande si je suis vraiment sûre d’avoir besoin d’un rendez-vous. Accueil particulier…”mais c’est que nous avons plus d’un an d’attente, Madame, vous pourriez sans doute rappeler plus tard ?” Cette logique m’échappe totalement : si j’appelle plus tard, le délai sera juste déplacé, donc je serai reçue…plus tard. J’insiste pour être placée en liste d’attente, après quelques questions basiques où j’ai déclaré me sentir en décalage et avoir des particularités sensorielles.

Cet accueil et le temps d’attente annoncé m’ont quelque peu refroidie. Je me tourne vers l’option n°2.

Le problème du parcours libéral, c’est globalement qu’il n’y a pas de parcours. Le chemin, c’est à vous de le trouver. Quel⸱le professionnel⸱le consulter, dans quel ordre, comment choisir ? Comment avoir la garantie d’une évaluation pertinente ? Ne cherchez pas les réponses dans quelque document que ce soit. Tel⸱le ou tel⸱le pro peut se déclarer spécialisé⸱e , alors qu’il n’en est rien. Un⸱e autre sera recommandé⸱e par telle association, par pur copinage. Pourquoi ? Parce que ça fait venir la clientèle. Oui, c’est moche, mais il y a aussi une question d’argent là-dessous. Alors, comment s’y retrouver ? 

Femme souriante brandissant une poignée de billets

La seule chose qui fonctionne, c’est le bouche à oreille sur les réseaux sociaux, qui regorgent d’appels à l’aide. Qui connait un⸱e bon⸱ne psychiatre, un⸱e orthophoniste spécialisé⸱e , etc ?

De ce côté, j’ai de la chance.  On me conseille assez rapidement une psychologue formée aux T.S.A., pas trop loin de chez moi, qui me propose un rendez-vous dans un délai raisonnable. J’apprécie sa franchise : elle exprime d’emblée des doutes, le diagnostic est loin d’être acquis. C’est au fil des tests que mon profil se précise. Des difficultés importantes, masquées au prix d’une énorme fatigue. Je passe d’abord un bilan psychométrique (WAIS-IV), puis une batterie de tests spécifiques à l’autisme. Au final, après un bilan ergothérapeuthique et plusieurs consultations chez le psychiatre, le diagnostic d’autisme est posé en quelques mois.  Il me reste encore quelques petites aventures à vivre…


Diagnostic d’autisme : quand le CRA s’en mêle

Le C.R.A. se rappelle à mon souvenir en 2021, plus de 2 ans après ma demande : on me propose un rendez-vous.

J’ai obtenu mon diagnostic en juin 2019. Depuis, je bénéficie d’un suivi psychologique et psychiatrique. Cela a permis de diagnostiquer quelques comorbidités (pathologies secondaires associées) : l’autisme s’accompagne d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et d’un trouble anxieux généralisé (TAG). Un second bilan ergo montre une dyspraxie sévère et une probable dysgraphie. J’ai obtenu une RQTH, ainsi qu’une CMI, la carte qui permet d’éviter les longues files d’attente. En emploi au moment du diagnostic, j’ai rencontré d’importantes difficultés. Cela a entraîné un licenciement pour inaptitude, puis une mise en invalidité par la CPAM. Sans le diagnostic, je ne sais pas où j’en serai aujourd’hui, mais j’irai beaucoup plus mal.

J’explique autour de moi que le C.R.A. m’a rappelée. Fou rire général. Un tel délai, on préfère en rire.  Puis on me demande : “alors, tu vas y aller ??”  Oui, je vais y aller. Pas vraiment pour le fun. Mais parce que certains C.R.A. ont très mauvaise réputation, surtout pour le diagnostic adulte. Des témoignages, on en voit souvent passer, plus hallucinants les uns que les autres. “Vous ne pouvez pas être autiste, vous regardez dans les yeux/vous avez des enfants/vous avez des tatouages/vous souriez…” et autres joyeusetés sans queue ni tête. Alors oui, la communauté autiste se pose des questions, et ces questions demandent réponse. Comment se passe un diagnostic d’autisme au sein de certains C.R.A. ? J’ai voulu vérifier.

Table d'écolier avec une feuille vierge et un crayon

Me voilà dans les locaux du C.R.A. pour un peu plus de deux heures. Anamnèse (histoire de vie de la personne expliquant sa demande de diagnostic) et test psychométrique. Seule une psychologue me reçoit.

J’attends le moment où je serais amenée à dire que je suis diagnostiquée, mais l’anamnèse est tellement light que celui-ci ne vient jamais. Presque tout le questionnement porte sur ce que j’ai pu vivre en CMP. On ne me pose aucune question sur un suivi en libréral.

Je reviens, de moi-même, plusieurs fois sur mes particularités autistiques, mais jamais je ne suis invitée à développer. J’évoque mes intérêts très envahissants pour certains sujets, mon besoin de prévisibilité, d’ordre à l’extrême, mon incompréhension de l’implicite, mes difficultés en milieu professionnel, mes deux licenciements pour inaptitude, mes difficultés motrices, mes rigidités alimentaires, mes hypersensibilités sensorielles, ma synesthésie, ma mémoire auditive exceptionnelle, ma difficulté à m’exprimer avec le ton qui convient, mon utilisation non conventionnelle du vocabulaire, etc. Elle insiste plus sur mes relations avec ma famille, qui ne sont franchement pas au top.

Vient le test de QI. Il me semble rapide, et pour cause : lors de mon prédiagnostic il y a deux ans, j’avais passé quelques subtests complémentaires que la psychologue jugeait adaptés dans le cadre d’un dépistage de TSA. Ici rien de tout ça. Je bute sur les mêmes épreuves, j’ai les mêmes facilités que deux années auparavant avec le vocabulaire. Le bilan se termine là-dessus : on convient d’un rendez-vous en viso pour la restitution deux semaines plus tard.

J’apprends que cette première date détermine la suite. Selon les conclusions de l’équipe, que je n’ai pas rencontrée, je serais autorisée ou non à poursuivre le parcours. Le cas échéant, on me réoriente vers un service compétent.


Diagnostic d’autisme : quand le CRA s’emmêle

Je suis curieuse du résultat. Je pense avoir donné assez d’éléments pour qu’il y ait un doute raisonnable. Ce malgré l’anamnèse, qui m’a parue un peu bâclée. Comment est-elle transmise à l’équipe, puisqu’elle n’est pas filmée ? Mais comme son nom l’indique, le C.R.A. est censé être expert dans son domaine. Malgré les témoignages que j’ai pu lire, il me semble difficile de croire qu’on me dise qu’il est inutile de continuer la démarche.

La restitution commence à 9h30. D’entrée de jeu, la psychologue m’annonce que non, je ne suis pas autiste. Explication : Je ne cote pas assez à l’AMSE, où j’ai obtenu 1/14. Je n’ai JAMAIS entendu parler de ce test, donc j’essaye de creuser un peu. Je n’obtiens aucune réponse. Quels sont les items du test, qu’évalue-t-il ? Visiblement ça ne me regarde pas. Je crois comprendre qu’elle a coché (ou pas) des cases durant l’anamnèse. “On se base là dessus pour voir si vous correspondez aux critères”. J’indique au passage qu’elle m’a visiblement fait passer un test sans m’en informer, ni avant ni après. Ça n’a pas l’air de l’émouvoir outre mesure. 

Seuls 10% des personnes faisant une demande de diagnostic au C.R.A. finissent diagnostiqués.

On passe à l’explication de mes difficultés : j’ai eu une enfance entraînant des “ difficultés psychoaffectives ” et j’ai une intelligence supérieure à la moyenne. C’est surtout l’intelligence qui fait que je dysfonctionne, ainsi qu’une pointe d’anxiété. Quand je dis que l’explication est un peu light, la psychologue m’explique que seuls 10% des personnes faisant une demande de diagnostic au CRA. finissent diagnostiqués. La justification, c’est donc qu’il y a un quota, comme dans les concours de la fonction publique. Elle ajoute que leur liste d’attente leur interdit de faire passer plus de tests aux personnes qui le demandent. La procédure est validée par l’ARS.

Je demande vers quel service elle a prévu de me réorienter, conformément à ses indications. Elle bafouille puis m’annonce que vu mes problèmes d’anxiété, la clinique du stress lui semble toute indiquée : en décalage au niveau professionnel et social, je suis “trop honnête » et je ne tisse pas de liens à cause de l’anxiété. “Tout est dans mon rapport écrit”. Fin du game. Je regarde l’heure : il est 9h43.

Dès la fin de la visio, je me renseigne sur l’AMSE. C’est un outil d’aide au diagnostic dans le dépistage des TSA, pour les enfants de 18 mois à 16 ans. Il comporte plusieurs items (échange visuel, intérêt pour autrui, capacité à pointer, langage, pragmatique du langage, stéréotypies, préoccupations envahissantes ou inhabituelles) évaluant le fonctionnement social, la communication et le comportement des enfants à partir de 18 mois, renseignés grâce à l’observation clinique de l’enfant et à un entretien familial.

Quel coup de jeune ! Mais quel filtre peu honnête et imparable pour le CRA. : avec un tel test d’entrée, on élimine toute personne ayant acquis le minimum de fonctionnement attendu en société. En d’autres termes, seul⸱es les autistes nécessitant un soutien de niveau 3 peuvent prétendre à la poursuite du parcours. Pourtant, si le DSM-5 propose trois niveaux, c’est bien que les critères diagnostiques concernent bien plus de personnes.

J’apprends dans le rapport écrit du CRA que je n’ai pas de RQTH, ni de suivi ou de prise en charge psychiatrique en libéral. Ces cases ont été cochées au hasard, la question ne m’a pas été posée. Il est noté que j’ai un traitement médicamenteux au Préviscan, un anticoagulant dont je n’ai même jamais vu l’emballage. L’anamnèse est une version très édulcorée de ce que j’ai pu indiquer en entretien : Mon intérêt très envahissant pour les différentes variétés de tomates, devient par exemple “Madame dit apprécier le jardinage et la nature de façon générale”. Une longue liste de difficultés sociales réduite à “elle ne s’entendait avec personne”. La partie sur le développement psychomoteur est, à elle seule, une blague :

RAS. Madame explique avoir toujours été mauvaise en coordination et qu’elle se blessait souvent en sport.

Je laisse juger du niveau de malhonnêteté pour noter à la fois RAS et mauvaise coordination/blessures fréquentes dans la même phrase. Les observations réalisées lors du bilan tiennent en 9 lignes : Aucune altération de la communication, regard maintenu, discours cohérent, parties verbales et non verbales de qualité, comportement “ dénué de toute forme d’atypisme ”, tenue du crayon satisfaisante.

Comme je dispose de bilans antérieurs, je peux objectiver en faisant quelques comparaisons. Voilà ce que je lis concernant la qualité de ma communication dans le bilan psychologique de mon prédiagnostic :

La conversation manque un peu de flexibilité et de réciprocité (…) Madame tend à suivre son idée, le discours tend parfois vers un monologue, bien qu’elle puisse s’inscrire dans de brefs tours de parole (…) ces ouvertures manquent de qualité sociale et sont surtout liées au matériel ou aux intérêts de Madame (…) Le contact oculaire est peu présent, elle ne s’assure pas de ma disponibilité (…) Le contact oculaire est peu utilisé, Madame ne me regarde pas pendant les activités avec support et rarement au cours des échanges. Parfois même sa posture se tourne légèrement vers l’extérieur (…).

Quant au bilan psychomoteur, il est assez clair :

Le geste est très lent, la concentration est maximale pour un résultat peu performant. Les scores vont dans le sens d’un trouble d’acquisition des coordinations mais nous montre aussi qu’un trouble de l’écriture de type dysgraphie pourrait être associé. L’ensemble des épreuves a été très coûteux (…)on observe une difficulté à planifier ou reproduire un mouvement, effectuer des gestes du quotidien, une pauvreté dans la précision des gestes, une difficulté de latéralisation, une écriture très coûteuse, un équilibre très précaire (une extrême difficulté à rester debout longtemps).

Je ne reviens pas sur le test psychométrique mis en avant par le CRA. pour justifier mes difficultés. Les résultats montrent un important pic de compétence au niveau verbal, un QI total incalculable car hétérogène. Cela ne justifie en rien une quelconque difficulté sociale. C’est une pure arnaque maintes fois débunkée. N’oubliez pas, un QI au-dessus de la norme n’implique rien d’autre qu’un fonctionnement plus rapide dans certaines situations.


Diagnostic d’autisme : à quand un peu de sérieux

J’ai la chance d’avoir un diagnostic cohérent, basé sur des évaluations reconnues comme scientifiquement pertinentes. Voilà ce qu’il met en évidence :

  • difficultés à identifier des émotions à partir de regards,
  • difficultés dans la reconnaissance de faux-pas sociaux ,
  • pensée qui tend à procéder du détail vers le global,
  • difficulté à identifier les comportements sociaux,
  • non prise en compte systématique des indices pertinents pour accéder à la compréhension des situations socio-émotionnelles,
  • difficulté dans l’attribution d’émotions,
  • capacités relatives en théorie de l’esprit de premier ordre,
  • difficultés en théorie de l’esprit de second ordre,
  • fragilité des représentations mentales.

C’est un chouia plus précis que « ralala trop d’anxiété « .

Vous qui cherchez d’où viennent vos difficultés, ce sentiment d’être toujours à la marge, en décalage, isolé⸱e, inadapté⸱e ou je ne sais quoi encore, qui méritez qu’on s’intéresse à vos échecs comme à vos compétences, qui n’en pouvez plus de ces portes fermées. Êtes-vous autiste ? Vous méritez une réponse professionnelle concrète et fiable, qui permette d’avancer.

J’ose à peine imaginer dans quel état émotionnel je serais si j’avais vécu tout cela sans diagnostic préalable. Plus de deux années d’attente, une évaluation en dessous de tout fondée sur un outil inadapté, une restitution de 13 minutes assortie d’un bilan malhonnête qui laisse sans solution ou perspective.

Combien de personnes ont subi cela, combien vont encore le subir ? Je n’ai même pas de mot pour décrire ma colère.


Si on se croise un jour, sur les réseaux ou IRL, si mon comportement vous paraît étrange, inhabituel, inadapté, si je parais froide ou détachée, si j’ai mis mon T-shirt à l’envers, si je ne comprends pas vos questions, si je me braque sur des détails, si je me cogne à tous les meubles, si je m’exprime de façon sèche, si je prends vos mots au pied de la lettre, si vos blagues m’échappent, si j’ai l’air autiste en somme, détrompez-vous : c’est juste que je suis tellement plus intelligente (/sarcasme).


Envie de connaître la suite ? La réaction de la délégation interministérielle à l’autisme

Envie de mieux comprendre le problème posé par les faux diagnostics HPI ?


Afin de préserver l’anonymat des personnes concernées par ce récit, je ne réponds à aucune question sur la localisation du CRA mentionné. Merci de ne pas me contacter, ni en public ni en privé, à ce sujet.

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41 réponses à « Diagnostic d’autisme à l’âge adulte : J’ai testé pour vous le C.R.A. de ma région »

  1. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour,

    Merci pour ce/ces témoignages édifiants ! On devrait confier à Élise Lucet de mener une investigation avec son émission « infrarouge » sur la maltraitance faites aux personnes TSA. On pourrait mettre le gouvernement face à ces responsabilités : stratégie nationale autisme, stratégie nationale TND ??? Belles paroles… Les CRA :

    1. : N’apprécie pas les adultes TSA ou les familles qui posent eux-mêmes le diagnostic ou qui le remette en question (ce sont eux les éminents spécialistes du sujet). Même si nous sommes largement documentés, formés, informés, au point de poser des questions qui dérangent (« quels sont les indices qui permettent de différencier les difficultés attentionnelles et d’organisation rencontrées par un enfant TSA ss DI, de celles qui conduisent à une comorbidité avec un TDA/H ??? Semble être une question trop dérangeante pour une neuro-pédiatre, cheffe de service en CRA ?
    • 2. : Trop de diagnostics, c’est trop de demande de prises en charge, d’accompagnement et surtout d’indemnisations (AEEH, complément AEEH, PCH, voire pour les adultes asperger au bout du rouleau, de pension d’invalidité). Voilà la vraie raison, pour laquelle les diagnostics ne sont pas ou peu posés par les sois-disants « centres de référence, centres experts TSA » ! L’état nous ballade avec ces belles promesses « Plan nationale autisme », « stratégie nationale pour les TND ».

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  2. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour, cela fait quelques années que me soupçonne TSA mais je n’ai jamais fais de démarche, syndrome de l’imposteur. Depuis quelques jours j’approfondis mes recherches de le but d’un diagnostique. J’ai fais l’aspie quiz qui me donne un score de 128 aspie et 76 neurotypique. Mais là en voyant tous vos témoignages je ne sais pas si je vais poursuivre. Le CRA de Pontivy qui est le plus proche de chez moi est noté 1 étoile, un seul commentaire mais qui est similaire à votre témoignage et ceux sous votre article. Je n’ai pas le courage de me battre pour une prise en charge, j’ai une sainte horreur des démarche administrative. Est que vous auriez un contact sur les Cotes d’Armor pour un prise en charge en libéral ?

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  3. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour,

    j’ai vécue pratiquement la même chose au CDEAA de l’hôpital Pitié-Salpêtrière de Paris c’est quoi ce délire ???

    J’ai lu les témoignages en commentaires, ils sont tous aussi affolants les uns que les autres ! :(

    J’ai rédigé un avis sur leur centre sur Google Maps qui explique mon expérience là-bas mais ils vont sûrement le supprimer donc je tiens à le poster ici pour prévenir les gens de leur pratique abusive parce que c’est grave le nombre de personnes qui ont vécus exactement les mêmes choses et c’est HONTEUX.

    Je suis même pour que qu’une pétition se créée pour que ce genre de centre (les CRA et compagnies) ferment leur portes.

    Voici mon avis en question, j’ai rajoutés quelques éléments que j’ai pas pu mettre sur Google car j’avais dépassé la limite de caractères autorisés:

    Si je pouvais mettre 0 étoiles ce serait encore mieux..

    Je trouve cela très bizarre qu’ils n’aient que 5 avis alors que c’est un centre en activités depuis plus de 20 ans surtout avec le nombres de personnes ayant témoignés de leurs mauvaises expériences dans les CRA, étant mal réputés de manière générale.

    Je les soupçonne de supprimer les avis négatifs à leurs égards pour se protéger, ce que je trouve grave et hypocrite au possible.

    Je déconseille vivement ce centre après l’expérience que j’y ai vécue.

    Recommandée par une neuropsychologue pour explorer diverses hypothèses, notamment le trouble du spectre autistique (TSA) et le TDAH, j’ai eu un examen qui m’a profondément déstabilisée et laissée dans l’incompréhension.

    Tout d’abord, l’accueil et la prise en charge ont été plus que froids et bâclés.

    Les médecins n’ont pris que peu de temps pour me poser des questions sur mon enfance et mes difficultés actuelles.

    Les tests étaient réalisés dans des conditions très fatigantes, avec des attentes fréquentes en salle d’attente, ce qui a rendu l’expérience encore plus éprouvante.

    Lors de la restitution, j’ai été choquée par la manière dont mes symptômes ont été interprétés.

    Malgré un avis ainsi qu’un bilan favorable à un TSA de la part de deux professionnels (psychiatre et neuropsychologue en libéral), ils ont rejeté l’idée d’un TSA en se basant sur des arguments simplistes et erronés en niants complètements mes symptômes sans avoir droit à une explication.

    Quand je leur demandait pourquoi ils esquivaient et semblaient gênés en se regardant l’un l’autre à chaque fois comme si ils avaient quelque chose à cacher c’est trop bizarre..

    Ils m’ont notamment dit que « les autistes n’ont pas d’imagination et ne jouent pas », et d’autres phrases fausses et stéréotypés sur l’autisme et que comme moi j’ai une imagination débordante ce n’est pas le cas en gros.

    Ils ont également minimisé mes difficultés sensorielles, les qualifiant de « simple » hypersensibilité, ce qui est très réducteur et pas du tout en accord avec ce que je vis au quotidien, et les ont attribuées à une simple anxiété sociale.

    Ils m’ont balancés que ce que je vis est déjà moins dur qu’une personne qui a de l’autisme..

    Comparer et minimiser la souffrance des uns et des autres est très limites pour des médecins et très peu professionel, surtout qu’ils n’ont même pas idée de ce que je vis au quotidien !

    Leur discours était très contradictoire, ils n’ont pas du tout écouté ce que je leur disais, ni pris en compte des symptômes bien présent en me les niants en pleine figure lors de la restitution.

    J’ai aussi eu le droit à la phrase ridicule: « ces gens sur les réseaux ne sont pas autistes ».. sans blague elle les a tous examinés peut-être ou c’est comment ?

    Sans oublier la manière dont les 2 médecins me dévisageait sans cesse lorsque je répondait à leur questions..

    À aucun moment je n’ai été prise au sérieux !

    Ils ont tentés de justifier mes difficultés en me disant que tout a commencé à partir d’un certain déménagement en 2008 et que de là est la cause entre autre.. J’ai cru rêver vraiment..

    Je ne vous laisse même pas imaginer à quel point cette journée fût désagréable pour moi.

    Ce n’était pas simplement une question de critères manquants, mais une incompréhension totale de ma situation et de mes difficultés.

    Je me suis sentie méprisée, extrêmement incomprise, et totalement ignorée.

    L’expérience a été traumatisante, surtout si on y ajoute le contexte environnementale (travaux, bruits incessants, lumières fortes etc..).

    Je suis repartie de ce centre plus perdue que jamais, cela m’ayant laissé dans un état d’anxiété et de confusion que je n’avais jamais ressenti auparavant, enchaînant les états de dépression.

    Le pire c’est le compte-rendu qu’ils m’ont rédigés, hyper malhonnête, rempli de biais, d’erreurs et de propos détournés que je n’ai pas dit sur place et à l’inverse également des choses que j’ai répondu où ils mettent le contraire, j’ai été tellement choquée !

    Mais sérieusement c’est quoi ce centre ?

    Ils m’ont fait faire une évaluation du TDAH, pourtant sur le compte-rendu il est mis qu’aucune évaluation de ce type n’a été faite.

    Lors de cette évaluation je leur ai dit que je suis très impulsive, et sur le compte-rendu ils mettent « aucune impulsivité n’a été rapportée ».

    Et d’autres éléments malhonnêtes de ce genre..

    Ils m’ont diagnostiqués une dyspraxie sur la base d’un simple autoquestionnaire sans avoir vue de psychomoticien(ne) et réalisé de tests psychomoteurs au préalable !

    Alors que dans le mail que j’ai reçue il était écrit noir sur blanc que d’autres médecins pourrait être présent (psychomoticien, orthophoniste etc) si nécessaire et qu’il pouvait y avoir d’autres rendez-vous pour une meilleur étude.

    POURQUOI n’ai-je donc pas vu de psychomotricien si l’on m’a diagnostiqué une dyspraxie qui est un trouble de la motricité ??

    Tout cela n’a absolument aucun sens et mettre tout sur le compte d’une anxiété sociale est trop facile.

    À la restitution ils se sont complètement décrédibilisés en disant qu’à cause de surdiagnostique de TSA ils ne prennent plus les gens chez eux..

    Alors une autre question dans ce cas là, POURQUOI faire perdre du temps à tous les gens qui viennent se faire évaluer dans leur centre si ils ne veulent plus diagnostiquer ?

    Et en quoi le fait que l’autisme soit surdiagnostiqué est un problème et une excuse pour ne pas pouvoir être diagnostiquée ??

    Pourquoi on parle pas des surdiagnostique de HPI ou schizophrénie aussi pendant qu’on y est..

    Je ne comprend pas leur résonnement, leur manière d’évaluer est ridicule au possible et honteuse.

    Mon père avait posé la question à un des 2 psy « C’est quoi l’autisme justement? » et il lui a répondu d’un ton sec et froid « Je comprend pas, le but n’est pas de faire un cours explicatif de l’autisme »…

    Donc attend, on est dans un centre d’évaluation d’autisme et on a pas le droit de poser de questions sur l’autisme.. Elle est où la logique ??? xD

    J’ai l’impression qu’ils étaient pas au courant que j’était dans le secteur des évaluations de l’autisme de l’hôpital LOL.

    Non vraiment quelle ironie.. C’est tellement gonflé de leur part.

    À chaque fois pratiquement que je posais des questions sur l’autisme, que je demandais des explications et justifier le pourquoi du comment, ils étaient incapables de me répondre et se défilaient.. Ce qui montre bien à quel point ils n’y connaissaient rien au sujet.

    Encore aujourd’hui j’essaie de comprendre leur approche mais ça me dépasse.

    Cette journée a eu un impact énorme sur moi au point que cela m’a provoqué plusieurs crises par la suite, je suis en burn out constant depuis tout ça et je me sent horriblement incomprise…

    Après pour moi le pire, LA GOUTTE QUI A FAIT DÉBORDÉ LE VASE, c’est le compte-rendu.. Encore aujourd’hui je continue de me dire, mais ils ont pas HONTE ???

    Et du coup je me dis que si ils ont fait ça pour moi ils ont dû faire ceci avec pleins d’autres gens étant venu se faire évaluer chez eux également, et c’est bien ça l’aspect le plus répugnant dans l’histoire.

    J’en ai dit déjà assez je pense et je n’ai plus l’énergie d’en dire plus, tout cela m’a provoqué un dégoût profond des psy de manière général.

    Si vous recherchez des professionnels compétents et à l’écoute pour des diagnostics dans ce domaine, je vous conseille FORTEMENT de vous tourner vers des médecins en libéral et pas des centres de ce genre.

    L’autisme est un sujet sur lequel la France est très retard et c’est désolant d’avoir affaire à des « médecins » pareils, quel honte vraiment.

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  4. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour,

    votre témoignage m’a beaucoup intéressée. je suis âgée de 55 ans, et l’année dernière, alors que j’étais au plus mal, j’ai pris rdv chez une psychologue qui a détecté chez moi un dysfonctionnement de type autistique (problèmes au travail, problèmes dans les relations sociales, vraisemblablement TDAH, j’en passe et des meilleures).

    Elle m’a donc orienté vers le centre CESAME spécialisé dans les troubles autistiques grâce à une équipe pluridisciplinaire. Me voilà rassurée, mais surtout, je commence à comprendre comment je fonctionne mais aussi et surtout pourquoi j’ai un décalage avec les autres.

    Et là patatras, après 3 mois à raison d’une fois par semaine, on me dit : il est impossible de poser un diagnostic après 40 ans, je suis très vraisemblablement dépressive ou bien en surcharge mentale, je recherche le travail parfait qui n’existe pas, il faudrait que je fasse de l’intérim (????) alors que je suis fonctionnaire. Quant à mes problèmes d’équilibre, d’élocution, mes intérêts spécifiques qui m’isolent, mon écholalie, mes routines quotidiennes, on n’en parle pas. J’avoue que cela m’a décontenancée et je me suis vraiment posée des questions sur le professionnalisme de cette équipe pluridisciplinaire au service des patients. je ne parle pas de la neuropsychologue qui a refusé de faire tout tests me concernant.

    En concertation avec ma psychologue, je vais donc m’adresser à un psychiatre libéral afin de m’aider dans mon parcours, sachant que j’ai beaucoup progressé grâce à elle car elle m’a donné des outils pour m’en sortir surtout professionnellement.

    Merci encore à vous pour votre témoignage.

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  5. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour,

    Merci pour ton témoignage.

    J’ai vécu la même chose au CRA de Montpellier. Juste avec un entretien de 2 heures et sans passer aucun test, ces escrocs ont déclaré que mon HPI (sachant qu’ils ne m’ont pas fait faire de test psychométrique) était responsable de tous mes problèmes. Je suis trop intelligente c’est pour ça que je ressens un décalage avec les autres : on croit rêver ! Quid de mes routines, mes intérêts spécifiques, mes problèmes avec l’implicite et j’en passe. Heureusement, je n’en suis pas restée là et j’ai obtenu un vrai diagnostic dans le libéral qui m’a changé complètement la vie. Ces CRA sont des CRApules. Et le pire c’est que j’ai revu ce médecin en ligne qui donnait des conférence sur le diagnostic des femmes autistes ! Passez votre chemin les Aspie il n’y a rien à en attendre.

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    1. Avatar de
      Anonyme

      Bonjour, pourriez vous me dire vers quel professionnel vous vous êtes tournée pour faire le diagnostique à Montpellier ? Je suis intéressée.

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    2. Avatar de
      Anonyme

      Bonjour,
      Moi aussi je serais intéressée par les noms de vos psychologue et psychiatre. Merci !

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  6. Avatar de MB
    MB

    J’angoisse tellement que le même genre d’histoire m’arrive. J’ai passé un « bilan fonctionnel à visée diagnostique » hier même dans un CRA. Et franchement les tests qu’ils m’ont fait passer ne m’ont pas parus très poussés. Et toute la procédure m’a l’air d’être prise par-dessus la jambe. Par exemple, ils n’ont pas eu l’air de s’inquiéter de ne pas récupérer le bilan orthophonique qu’ils m’ont fait passer. Ils semblaient apprendre et m’ont fait répéter plein de choses que j’avais pourtant expliqué à l’entretien pré-diagnostique, des choses pourtant importantes du genre quand je lui explique que je fais du flapping: « ah ? vous faites ça vous ? » sans vouloir plus que ça entrer dans les détails. Franchement, j’espère vraiment me tromper, mais je vois venir gros comme un camion qu’on va encore m’envoyer balader et que ça ne sert vraiment à rien d’attendre de l’aide. Si c’est le cas, j’ai bien peur de ne plus vraiment avoir de piste pour continuer à avancer dans la vie.

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  7. Avatar de David
    David

    Bonjour et merci pour votre article. Ma femme attend un diagnostic depuis des années et la seule piste qu’elle a c’est de passer par le C.R.A de sa région. Au vue de cet article je pense qu’il serait souhaitable qu’elle passe par le côté libéral (elle est déjà au bout du rouleau et l’attente + le résultat peut encore + la détruire). Auriez vous, n’importe qui, des noms de psychologues et/ou psychiatres de confiance qui s’intéresse plus un patient qu’à l’argent et qui pourrait aider ma femme à mettre un mot sur le pourquoi elle se sent différente des autres? Ou bien des pages Facebook de confiance ? Enfin n’importe quoi qui pourrait nous aider?

    Pourquoi ne pas chercher par nous même ? Nous n’avons plus confiance aux professionnels de santé et nous aimerions en trouvé un qui a déjà prouvé qu’on pouvait lui faire confiance.

    (Si vous voulez connaître sa vie vite fait) Elle a déjà suivi plusieurs thérapies avec des psys (depuis qu’elle a 12 ans) elle a fait des test de QI et de TDA. Résultat hétérogène / peut être borderline peut être depressive mais jamais rien de concret. Elle a eu des psychiatres qui lui donnaient juste des medocs sans rien faire d’autres. « Vous êtes juste stressée, ça passera » « faut se bouger et ça ira » « ça pourrait être pire vous pourriez être morte ». Elle est découragée par le temps d’attente. A chaque fois personne semble la croire et elle ne peut pas être aidé par ses proches (a part moi) qui lui disent qu’elle est folle (voyez un peu). Bref désolé d’avoir déballé sa vie mais si vous avez des noms et bien sûr situé n’importe où tant que c’est en France je suis preneur.

    Merci beaucoup et bon courage à vous toutes/tous.

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  8. Avatar de Nounours

    Merci infiniment pour ce témoignage si précis et bien écrit. C’est à travers cet article que je viens de découvrir votre blog, et je vais sans aucun doute l’explorer plus à fond.
    Suite à un parcours semé d’obstacles et de bilans multiples, mon fils vient d’être diagnostiqué TSA sans déficience intellectuelle (Asperger) par une psychologue spécialisée dans les troubles du neurodéveloppement, dont le cabinet m’avait été recommandé. Ayant déjà plusieurs bilans en main quand la piste TSA a été évoquée, j’ai décidé de passer par une psychologue/psychiatre en libéral, malgré un dossier CRA en attente et malgré le coût de la démarche. Et cet article, ainsi que les commentaires qui le suivent me confortent dans cette décision. Je demanderai à le retirer de la liste d’attente une fois le diagnostic « officiellement » validé par la psychiatre, si tout va bien dans une dizaine de jours.

    Bref, tout ce cheminement pour comprendre le fonctionnement de mon enfant a fait énormément écho à mes propres difficultés, et j’avais notamment entrepris il y a plus d’un an, de passer les tests psychométriques. Bilan à l’issue duquel on m’a identifiée HPI hétérogène, comme mon enfant, avec des « éléments dépressifs » et une grande immaturité affective malgré une maturité intellectuelle. Apparemment, ce genre de « diagnostic » suffirait à expliquer tous mes problèmes.

    Ne pouvant me contenter de ces conclusions, surtout après le parcours de mon enfant, j’ai repris contact très récemment avec la psychologue qui m’avait fait passer ce bilan il y a un an et demi, afin de lui exprimer mes doutes. Je n’attendais pas d’elle qu’elle me confirme mes soupçons quant à un possible TSA, qu’elle n’avais déjà pas évoqué à l’époque, mais peut-être au moins qu’elle me dise si selon elle c’était une bonne idée d’investiguer plus loin dans cette direction. Quoi qu’il en soit, je ne m’attendais pas à sa réponse : « Pour ce qui est des diagnostics de TSA on dirait qu’il y a une épidémie, tout ceux qui se testent sont positifs, je pense que je devrais le faire aussi ….  » … suite à quoi, elle me propose une consultation en visio. Non merci !
    J’ai été étonnée et déçue par aussi peu de tact et de réflexion de la part d’une professionnelle. D’une part, en tant que « spécialise du HPI », elle est bien placée pour savoir qu’on détecte de plus en plus de personnes HPI, et que ce genre de remarque pourrait aussi facilement être faite à ce sujet. Comment peut-on à la fois se plaindre que la France est très en retard sur ces sujets en termes de diagnostics et crier à « l’effet de mode » quand il y a enfin un progrès dans ce sens ? Ne peut-on pas réfléchir 5 minutes avant de sortir un commentaire aussi dénigrant et se dire que si le nombre de diagnostics positifs augmente, c’est peut-être grâce à une communication à ce sujet de plus en plus importante (les blogs comme celui-ci permettent à de plus en plus de personnes en souffrance de s’identifier et d’entamer leurs propres recherches) ?
    Pour être honnête, sa réponse m’a également blessée. Pas seulement pour moi-même, mais pour mon fils, qui à 8 ans a subit je ne sais combien de rdv et bilans. Ne peut-on pas penser que toutes les personnes qui entament ce parcours du combattant pour obtenir un diagnostic ont des raisons fondées sur une souffrance bien réelle de le faire, et non parce que c’est cool d’être atypique ?

    Tout cela pour souligner l’importance de se tourner vers de vrais spécialistes, compétents dans le domaine.
    J’ai pris rdv pour une consultation de « pré-diagnostic » avec une psychologue du même cabinet que celui dans lequel mon fils a passé les tests, mais qui elle est plus spécialisée dans le diagnostic du TSA chez l’adulte. Et encore une fois, cet article et tous les témoignages associés me confortent dans l’idée de ne pas passer par un CRA. J’ai la chance de pouvoir me le permettre. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces personnes qui n’ont pas d’autre choix que de patienter et se fier au diagnostic posé par un CRA.

    Désolée pour ce pavé. Encore merci pour vos écrits.

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  9. Avatar de VINCENT
    VINCENT

    Flieger, tu sembles dire qu’il y a 2 ans d’attente au CRA de Nancy, c’est ça ou tu suspectes qu’il y a 2 ans d’attente sans vraiment les avoir contactés ?
    Aussi, faut il obligatoirement une lettre de son médecin traitant ou pas besoin ?
    Et si oui, que faut il qu’il mette ? Qu’il suspecte une TSA, c’est ça ?
    Merci d’avance.

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  10. Avatar de Sophie
    Sophie

    Bonjour et merci pour ce témoignage qui m’a beaucoup servi et touché
    Je cherche quelqu’un pour le dépistage
    Comment se nomme la psychologue spécialisée en TSA que tu as contacté ?
    Merci beaucoup d’avance

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    1. Avatar de BISCOTTE
      BISCOTTE

      Bonjour,

      Le CRA a reconnu une erreur de diagnostic et a validé mon TSA. Quel apaisement ! J’ai une liste de professionnels de toute la France par région pour la réalisation de diagnostic, mais je je sais comment la partager en MP. Si quelqu’un peut m’aider pour un MP?

      Merci d’avance.

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      1. Avatar de Frogg Greuhnouille
        Frogg Greuhnouille

        Bonjour et de même merci pour ce témoignage.
        Je suis aussi à la recherche quelqu’un pour le dépistage hors du c.r.a.
        Est ce que je pourrez avoir le nom de votre professionnel/psy ? Quitte à devoir bouger loin qu’importe! Merci beaucoup d’avance. (vous pouvez m’envoyer un mp sur facebook , le nom est le meme que mon pseudo ici).

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      2. Avatar de cavin.coralie
        cavin.coralie

        Je cherche un psychiatre liberal sur Bordeaux pour un diagnostic, est-il possible d’avoir le nom du vôtre svp? en mp (mon pseudo@)gmail.com. Trop de témoignages qui se ressemblent et vont dans le sens du parcours du combattant malheureusement!

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      3. Avatar de Pulga
        Pulga

        Bonjour, je suis intéressée par votre liste pour mon fils en attente de diagnostic. Merci d’avance !

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      4. Avatar de lecomte
        lecomte

        Bonjour, je serais bien contente si vous me disiez de quel C.R.A. il s’agit; moi-même j’ai reçu un diagnostic niant un « Asperger » et me détectant T.D.A. , ce qui ne correspond pas du tout à bon nombre de mes symptômes et ressentis. La sur-adaptation que j’ai mise en place ( j’ai 60 ans) fait office de barrage…Je compte bien parvenir à dé-diagnostiquer tout cela…ou bien à faire appel à un diag en libéral, mais cela coûte bcp d’argent, n’est-ce-pas. Merci.

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      5. Avatar de emilie
        emilie

        Bonjour,
        Je suis en recherche de spécialistes capables de poser des diagnostics, c’est un vrai parcours du combattant, personne n’est capable de me donner des noms, y compris des centres qui accompagnent les personnes souffrant d’autisme, c’est parfaitement aberrant…
        Le CRA de Nancy est injoignable, et au vu des différents témoignages, je ne préfère pas insister.
        Si quelqu’un a connaissance de professionnels capables de poser des diagnostics en moselle ou Lorraine, je suis preneuse.
        Je commence à perdre patience et à vivre très mal énormément de choses.

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    2. Avatar de Biscuit
      Biscuit

      Bonjour , moi même j’aimerai avoir le contact si possible! Merci beaucoup.

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  11. Avatar de Aurore
    Aurore

    Bonjour, est t’il possible d avoir le nom du spécialiste qui vous a diagnostiqué en libéral ? Je cherche désespérément sur Montpellier ou alentours…

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  12. Avatar de Sophie
    Sophie

    Bonjour
    Dans quelle ville est le Cra de votre region ?
    Merci beaucoup d’avance

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  13. Avatar de biscotte
    biscotte

    Merci infiniment pour votre article et témoignage !
    J’ai eu également un refus du CRA de Bordeaux en 2019 ça été d’une violence extrême et sincèrement je pose le mot maltraitance institutionnelle. Lors de la restitution du bilan la psychologue à poser le résultat du TEST WAIS sur la table en me disant qu’un autiste ne pouvait pas avoir un score aussi élevé en compréhension verbale et j’ai eu le droit à des phrases:
     » Soyez contente vous n’avez pas de maladie !  »
     » Un autiste ne peut pas déménager  »
    J’ai eu un diagnostic TSA posé par une psychiatre en libérale mais je suis en stresse constamment car j’ai le sentiment que je mens et qu’un moment ou un autre je peux perdre ce diagnostic car le CRA ne l’a pas validé. Un accompagnement auprès d’un SAMSAH spécialisé en TSA m’avait été refusé lié au CRA. J’ai avec l’aide de mon conjoint fait un courrier au comité des usagers et j’ai un RDV avec le CRA prochainement dans le cadre d’une consultation, j’appréhende beaucoup mais je souhaite verbaliser les conséquences que j’éprouve dans mon quotidien et de cette non légitimité que je porte. Le CRA m’a collé un pauvre trouble de l’adaptation de vive voix lors de la restitution orale alors que dans leur bilan écrit il n’y avait plus ce diagnostic et ils ont juste mis en avant mon parcours de vie et mon enfance difficile.
    Merci pour tout !

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  14. Avatar de Tope
    Tope

    Y a-t-il des retours au sujet du CRA de Nancy ? J’en ai très peur après tant d’attente au vu des expériences vécues dans les autres régiond.

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    1. Avatar de VINCENT
      VINCENT

      Bonjour, moi aussi, je voudrais passer par le CRA de Nancy mais j’hésite avec le CRA d’Alsace, un peu plus loin mais si il est mieux … Quelqu’un a t il des infos ? Délais d’attente et  » notoriété » ??? Merci d’avance.

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  15. Avatar de FLIEGER
    FLIEGER

    Y a-t-il des retours sur le CRA de Nancy ? J’ai très peur d’attendre deux ans en vain au vu des expériences vécues dans les autres régions.

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  16. Avatar de Dysfonctionnement des Centres Ressources Autisme : Quand la DIA-TND se la joue interessée – L'outre-blog
  17. Avatar de Océane Carreau
    Océane Carreau

    Bonsoir à tous,

    Je viens également de passer par un C.R.A pour un diagnostic d’autisme. Mon psychiatre ainsi que ma psychologue voyaient un T.S.A en moi, ce qui m’a paru être logique (d’après mes nombreuses lectures). Le délai d’attente ne fut pas particulièrement long (9 mois). J’en ressors avec un diagnostif positif (autisme dit « asperger ») mais également avec un traumatisme et une importante colère. Dès mon arrivée j’ai été choquée de constater l’apparition de néons provoquant une luminosité particulièrement forte et désagréable ainsi que la présence de travaux juste à côté (à l’origines de nuisances sonores). C’est donc dans cet environnement que j’ai dû faire mes tests psychométriques et l’ambiance n’était guère plus chaleureuse. La neuropsychologue fut étonnée lorsque j’ai demandé à baisser les lumières puis de nouveau lorque j’ai affirmé être déconcentrée par le bruit des travaux à proximité (pourtant l’hypersensibilité sensorielle des T.S.A est normalement connue). J’ai senti une impatience de sa part et une envie de partir au plus vite. Mes capacités de concentration furent donc fortement diminuée ce qui contribua je pense à un Q.I totalement hétérogène (Je pense qu’il doit l’être mais en tout cas pas de manière aussi prononcée). Le deuxième rendez-vous ne fut guère mieux, pas de questions sur ma jeunesse, sur mes expériences, mes ressentis…mais des jeux infantiles que j’ai trouvé peu appropriés et pertinents. Finalement, le moment du bilan : (probablement le pire) : les deux professionnelles ne jugent même plus nécessaire de s’adresser à moi mais explique le bilan à ma mère alors que je suis majeure et totalement en capacité de comprendre ce qu’elles ont à me dire. Je tente d’évoquer des bilans faits précédemment (pour une dyspraxie notamment) mais elles m’ignorent totalement. Ma mère (qui a le droit de s’exprimer) tente de prendre ma défense mais abandonne très rapidement comprenant qu’il n’y a pas de place pour le dialogue. J’ai eu l’impression d’être considérée comme un objet dénué de tout sentiment et de toute réflexion. Au quotidien, j’arrive pourtant à m’en sortir…je fais des études (et prévois de faire de la recherche), j’ai des amis, je travaille en plus lorsque je peux et tout ça au prix d’une grande fatigue + anxiété. J’espérais enfin faire face à des personnes compréhensives mais ce ne fut pas le cas. Depuis ce rendez-vous je fais des cauchemars et me sens particulièrement mal. Ce ne sont pas les résultats qui me dérangent mais bien le manque d’empathie et d’humanité. J’ai de la chance car je suis bien entourée mais je suis inquiète des conséquences que pourrait avoir l’immense manque de compétence au sein de ce C.R.A.

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    1. Avatar de Aurore
      Aurore

      Je répond à ton commentaire un peu vieux, mais je souhaite juste dire que je suis si touchée par ton témoignage car c’est exactement ce qu’il m’est arrivé. Les comportements de ces soi disant médecins du CRA m’ont également provoqué un stress post traumatique quand j’y étais en 2019. Juste inadmissible. Je compatis beaucoup et j’espère que tu as pu aller mieux depuis.

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  18. Avatar de Hemera Nyctémère
    Hemera Nyctémère

    Merci pour ce billet, je me demande ce qu’il en est en Belgique… j’ai pas encore de diagnostic et j’ai déjà de mauvaises expériences psy (de quand je ne me doutais pas que je puisse être neuroatypique, ne connaissant le sujet qu’à travers ses clichés, ses téléfilms d’inspiration porn,…) donc je redoute la prise de contact avec un psy inconnu…

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    1. Avatar de petiteloutre
      petiteloutre

      Je comprends, c’est un parcours difficile et malheureusement insécurisant

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  19. Avatar de Pau Amma
    Pau Amma

    Tatouages? Je vais de ce pas m’en faire faire un pour ne plus être autiste. (Sarcasme.)

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    1. Avatar de petiteloutre
      petiteloutre

      Dis-nous si cela fonctionne ;)

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  20. Avatar de NaCl
    NaCl

    Bonjour, tu n’imagines pas à quel point ton article fait du bien et fait écho de bien des manières à mon propre parcours avec le CRA de ma région. Je me sens moins seule face à ça et moins démunie, alors merci d’avoir partagé cet échange avec nous.

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  21. Avatar de altruistemisanthrope

    Votre billet traduit bien le manque total dʼimplication des soi-disant spécialistes de lʼautisme, qui mʼont rembarrée et renvoyée vers les troubles anxieux tout en reconnaissant que ces derniers sont chez moi complètement hors normes…
    En revanche, votre dénigrement des problèmes des personnes surdouées est extrêmement grave. Le haut potentiel est une neuro-atypie au même titre que lʼautisme, qui comporte ses propres difficultés, et qui, par rapport à lʼautisme, souffre en plus de ne pas être reconnue du tout dans le champ du handicap et subit des stéréotypes encore plus éloignés de la réalité que ceux concernant lʼautisme.

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  22. Avatar de Corinne baculard
    Corinne baculard

    Voilà le exactement pourquoi je suis en train de baisser les bras n’ayant pas le temps de rien, après deux échecs avec prises de rdv en libéral, mon premier contact avec le CRA commence bien , j’indique que je m’interroge depuis le diagnostic de ma fille, réponse : demandez une lettre de votre pedopsy pour votre fille m’a carrément bloqué, bref comment me perdre

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  23. Avatar de Marié dalard
    Marié dalard

    Mêmes déboires en 2018 avec le CRA de Toulouse pour mon fils alors âgé de 7 ans. La pedopsy a écarté le syndrome d’asperger au dernier moment pcq voyant le comportement de min fils avec son père et moi ( séparés depuis 5 ans et en très mauvais termes) elle l’a jugé trop emparai que pour être autiste!! Les bilans préalables réalisés par la neuropsychologue libérale ( une ancienne du CRA) et la Psychomotricienne libérale n’ont même pas été lus,….. orientation préconisée? CMPP!! Et médicaments aussi pcq rangé dans la case hyperactif !!! Depuis le diagnostic d’autisme est posé ( asperger) tout comme celui de dysgraphie et dyspraxie. Le TDA aussi, mais sans hyperactivite. Et II est épileptique…. À cause de ce malheureux passage dans un service incompétent, la médecin scolaire a décrété que je faisais un mundchausen par procuration et l’école m’a fait une ip qui s’est transformée en signalement avec mise en place d’une aemo pendant 2 ans….et une phobie scolaire pour mon Loulou….. il faut que tous ces témoignages soient connus du grand public car c’est absolument scandaleux! Bravo pour votre courage,!

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    1. Avatar de Renaud
      Renaud

      Même chose ou presque à Nantes. A 7 ans petit fils déclaré non autiste par le Cra alors même qu’ils soulignent tous les symptômes. Il serait surdoué ( ça expliquerai pourquoi il ne joue pas avec les autres -depuis lamaternelle-), anxieux, dépressif (ok) et traumatisé par la séparation parentale. Cmp préconisé : pas de progrès, enfant en phobie scolaire. Après proposition de famille d’accueil  » thérapeutique  » , diagnostic d’autisme type Asperger en libéral sur Paris. Résultat : information préoccupante lancé aussitôt par le Cmp, puis juge et Aemo ou truc du genre. Je suis dans une colère noire. C’est grave d’incompétence. Depuis le diagnostic, petit-fils pris en charge en libéral, gros progrès, il va au collège et se dit heureux ! Ça suffit pas. Les services sociaux ont relevé par ex que la maman  » ne forçait pas assez l’enfant  » , et des trucs insidieux et même carrément faux. Ouf, le beau père serait parfait. Bon courage pour vous aussi, les adultes. Fuyez les Cmp et autres Cra .Allez plutôt à Asperger Aide qui est un centre reconnu et très sérieux.

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  24. Avatar de Claire Besson
    Claire Besson

    Superbe article, merci a toi d’avoir pris le temps de nous raconter ton parcours :) Pour ma part j’ai eu également des déboires avec un CRA (Auvergne) dont aucun test n’a été réalisé, et aujourd’hui je continue a errer sans savoir quoi faire réellement, ne connaissant aucun professionnel dans le domaine par chez moi et j’ai 29 ans, je ne sais même pas si je devrais continuer a me battre pour cela car c’est épuisant …

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  25. Avatar de Camille Allera
    Camille Allera

    Totalement ça ! Malheureusement 😔😔😔. Je l’ai vécu dans un autre CRA, pour ma part, avant mon vrai diagnostic en libéral à 52 ans en 2020. 4 ans de perdus entre les 2. J’ai failli abandonner avant de tomber sur une super psychologue qui m’a accompagné pendant 6 mois pour savoir si je continuais dans cette voie.

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  26. Avatar de Fanny Lucie Guignard
    Fanny Lucie Guignard

    Bonjour je viens de subir le même traitement par le CRA de Montpellier. Ils ont invalidé en 1 heure d’entretien, l’ensemble de mon bilan neuro psy. Je suis outrée. En plus, la psy a mis de faux éléments dans son CR. Je leur ai écrit et je n’ai aucune réponse. A-ton des recours contre ses pratiques abusives? que faire?

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